Église du Sacré-Cœur à Gentilly
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Patrimoine

L’église du Sacré Cœur de Gentilly est aujourd’hui un site protégé. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 6 septembre 2000.

  1. Façade
  2. Clocher
  3. Grandes Orgues
  4. Fresque de la Résurrection du Christ
  5. Fonts baptismaux et fresque du Baptême du Christ
  6. Vitraux latéraux
  7. Vitraux de la coupole
  8. Vitraux du chevet
  9. Autel
  10. Sculptures de la Vierge et du Sacré Cœur de Jesus
  11. Tabernacle
  12. Notre-Dame de Fatima
  13. Chemin de croix

Les vitraux

Jacques Gruber (1889-1961), incontournable maître verrier des années 30, a réalisé en 1935 l’ensemble des vitraux de l’église entre miniaturisation et stylisation géométrique. Il aura traité les 18 fenêtres de l’église, les 12 baies de la coupole représentant les signes astrologiques, ainsi que les 5 baies figuratives dans le chevet représentant le Christ crucifié entouré de Saint Pierre et Saint Paul.

La croix d’Autel

La croix d’autel a été réalisée par Émile Guillaume en 1936. Le christ est en bronze fondu à la cire perdue, la croix en bronze partiellement argentée et partiellement dorée.

Les grandes orgues

Les grandes orgues ont été construites par la manufacture Jacquot Lavergne de Rambervillers dans les Vosges et livrées dans les lieux en 1938. Elles sont composées de deux claviers de 61 notes chacun et d’un pédalier de 32 notes. La tuyauterie est disposée sur deux sommiers de membranes de 61 et 49 notes.

Le chemin de croix

A l’intérieur de l’église, le chemin de croix est composé de 14 tableaux réalisés en 1936 par Angel Zarraga (1886-1946), peintre et muraliste mexicain. Celui-ci a utilisé une peinture à la chaux appliquée directement sur le ciment du mur. Les peintures suivent les bas-côtés de l’église pour s’achever dans la chapelle où se trouvent les stations de la Résurrection. L’artiste mexicain présente, dans ses peintures, un Christ jeune, désarmé et vêtu d’une ample tunique rouge. Expressionniste et symboliste à la foi, l’artiste a réalisé des représentations inattendues comme les mains velues prêtes à arracher la tunique du Christ de la station X, Saint Jean portant la couronne d’épines de la station XIV, les piques et la croix plantée de la station I.

Deux autres fresques ont été réalisées par le peintre :

  • Le Baptême du Christ, placé au-dessus des fonts baptismaux représentant Saint Jean Le Baptiste, tenant dans sa main droite un coquillage, et baptisant le Christ agenouillé. Il s’agit, en plus, du seul fresque signé par l’auteur.
  • La Résurrection du Christ, dominant la dernière lancette gauche de la nef.

La façade

C’est une façade imposante et impressionnante qui émerveille les yeux. Imposante de part ses dimensions : 24 mètres de hauteur et 22,60 mètres de largeur. Impressionnante, car la sculpture réalisée en pierre de Lavoux (Vienne) est réalisée sur 200 mètres carrés et compte 120 figures. L’oeuvre de Georges Saupique (1889-1961), emprunte entièrement à l’art roman et offre une iconographie sculptée et une multitude de scènes :

  • Au centre, le Christ en Majesté, bénissant de la main droite et tenant le livre de la vie de la main gauche.
  • Le Christ est entouré des symboles des 4 évangélistes : le taureau (Saint Luc), le lion (Saint Marc), l’ange (Saint Mathieu), l’aigle (Saint Jean).
  • Latéralement sont représentées 8 scènes bibliques, placées de bas en haut, selon l’ordre du récit évangélique : l’Annonciation, la Visitation, la Naissance de Jésus, la Présentation au Temple, le Dernier repas avec les Apôtres, le Jardin des oliviers, la Présentation du Christ à Pilates, la Crucifixion.
  • En haut du Christ, une colombe, symbole de l’Esprit Saint, situé dans un triangle, symbole de la Trinité.
  • On trouve ensuite, les deux donateurs, Madame et Monsieur Lebaudy, à genoux devant leurs saints patrons, Saint Pierre et Sainte Marguerite, aux côtés de Saint Jean et Saint Michel combattant le dragon.
  • Les 3 derniers panneaux en haut représentent des anges et des archanges.
  • Sur les côtés, les pères de l’église d’occident : Saint Augustin, Saint Grégoire-le-Grand, Saint Ambroise et Saint Jérôme.
  • En haut de la porte se trouvent les principaux monuments de Paris.
  • Les personnages illustres de l’histoire catholique de l’Université de Paris, sont placés alternativement de part et d’autre de la porte : Frédéric Ozanam, R.P. Lacordaire, Saint Ignace de Loyola e Saint François Xavier, Saint François de Sales et M. Olier, Saint Bonaventure, Jean Gerson, Saint Albert le Grand et Saint Thomas d’Aquin, Richard et Hugues de Saint-Victor, Saint Bernard, Suger, abbé de Saint Denis, Charlemagne et Alcuin, Saint Louis et Robert de Sorbon.

Les anges

Au sommet du campanile de l’église, quatre anges debout se recueillent, tête inclinée, mains jointes en prière et ailes déployées, et accueillent ainsi paroissiens et visiteurs. Ces anges ont été réalisés en bronze par le sculpteur Georges Saupique (1889-1961) en 1936. Chacun d’entre eux pèse 2 tonnes et mesure 5,60 mètres.

Références : J-J Marquet Vasselot (1938) et le patrimoine des communes du Val de Marne Editions-Flohic (1993) ; Sources diverses Internet. Pérouse de Montclos, Jean-Marie Le guide du Patrimoine : Ile-de-France, Ministère de la Culture, Hachette, Paris (France), ISBN 2010168119, 1988 ; pp. 316.

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